Décès du réalisateur japonais Nagisa Oshima

Le cinéaste japonais Nagisa Oshima est décédé, mardi près de Tokyo à l’âge de 80 ans. Il était un chef de file subversif de la "Nouvelle vague" japonaise et le réalisateur notamment du fameux L’Empire des sens  (1976).   

Le cinéaste japonais Nagisa Oshima, l'auteur du mythique film "L'Empire des sens"  (1976)-Photo:Dr-


Le cinéaste japonais Nagisa Oshima, l’auteur du mythique film "L’Empire des sens" (1976)-Photo:Dr-

Présenté au Festival de Cannes en 1976, ce film lui avait valu des  accusations de pornographie, des actes sexuels réels étant montrés à l’écran   pour la première fois. Les Japonais durent attendre l’année 2000 pour le voir   en version intégrale. Né le 3 mars 1932 à Kyoto, Nagisha est orphelin de père à 6 ans et passe   son enfance entre sa mère et sa soeur cadette.  Diplômé en Droit et Sciences politiques de l’université de Kyoto en 1954,   il devient par hasard assistant-réalisateur après avoir réussi un examen passé   simplement pour accompagner un ami. En même temps, il publie des scénarios et   des critiques de films.

En 1959, il tourne son premier film Une ville d’amour et d’espoir puis, en   1960, Contes cruels de la jeunesse et L’enterrement du soleil. La même année   Nuit et brouillard du Japon, sur les impacts politiques du renouvellement du   traité américano-japonais, fait scandale. Oshima doit quitter les studios de la Shochiku et démarre des productions   personnelles avec Le Piège (1961).   Après Les plaisirs de la chair (1965), il fait sensation avec L’empire des  sens.  Oshima tournera plusieurs films avec l’aide des Occidentaux, L’Empire de la  passion (1978), Furyo (1983) et Max mon amour (1986). Il renouera avec le Japon   en y filmant Tabou, une histoire de samouraïs homosexuels au XIXe siècle (1999).

Scène du film "L'Empire des sens"-Photo:Dr-

Scène du film "L’Empire des sens"-Photo:Dr-

De nombreuses récompenses lui ont été décernées, en particulier le prix du   meilleur réalisateur, 1978, au Festival de Cannes pour L’Empire de la passion   (Ai no borei).  En 2001, l’ambassadeur de France, Maurice Gourdault-Montagne, lui a remis à   Topkyo l’insigne de Commandeur des Arts et des Lettres, la plus haute   distinction française pour un artiste.  Marié à l’actrice japonaise Akiko Koyama, Nagisa Oshima avait deux fils. (AFP)

 

Nagisa Oshima dies aged 80

Subversive Japanese director best remembered for controversial 1976 classic In the Realm of the Senses dies of pneumonia

Japanese filmmaker Nagisa Oshima-Copyright:All Rights Reserved-

Japanese filmmaker Nagisa Oshima-Copyright:All Rights Reserved-

Nagisa Oshima, the radical Japanese film-maker who scandalised his homeland with the explicit drama In the Realm of the Senses, has died of pneumonia at the age of 80. The director had been in ill health for a number of years, after suffering a series of strokes. His last film, the gay samurai drama Taboo, competed at the Cannes film festival in 1999.

A former law student and leftwing activist, Oshima worked in direct opposition to what he felt was the timid gentility of postwar Japanese cinema. "My hatred for Japanese cinema includes absolutely all of it," he said. Oshima once banned the colour green from his movies. He reportedly saw it as too calming an influence.

Billed by international critics as Japan’s answer to Jean-Luc Godard, Oshima made his debut with 1959′s A Town of Love and Hope before burnishing his reputation with a string of formally inventive, often furious political dramas throughout the 1960s. Death By Hanging was a diatribe against capital punishment and insititutionalised racism, while Diary of a Shinjuku Thief spun a playful thesis on the link between sexual freedom and leftist activism. His 1971 drama The Ceremony mounted an acid satire on bourgeois manners at a family wedding.

Singer and songwriter david Bowie in "Merry Christmas Mr. Lawrence" (1983)-Copyright: All Rights reserved-

Singer and songwriter David Bowie in "Merry Christmas Mr. Lawrence" (1983)-Copyright: All Rights reserved-

His other credits include the 1983 prison-camp drama Merry Christmas Mr Lawrence, starring David Bowie, Takeshi Kitano and Ryuichi Sakamoto, and 1986′s acclaimed, oddball Max, Mon Amour, in which Charlotte Rampling plays a diplomat’s wife who takes a chimpanzee for her lover. He won the best director prize at Cannes for his 1978 drama Empire of Passion.

Yet Oshima remains best known for his 1976 classic In the Realm of the Senses, a tale of carnal obsession in 1930s Japan that contained scenes of explicit, unsimulated sex. The film was initially banned in the US, censored in the UK and still cannot be viewed in Japan in its original, uncut form. In the Realm of the Senses also sparked controversy in Portugal when it was aired on TV – although not everyone was opposed. The Roman Catholic priest Eurico Dias Nogueira, then the archbishop of Braga, declared that he had "learned more in 10 minutes of the film than he had in his entire life". In http://www.guardian.co.uk

 

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