Oscars 2012 : « The Artist », vous salue 5 fois !

Le film français « The Artist » est entré dans la légende des Oscars, dimanche soir à Hollywood, en remportant cinq statuettes, dont celle de meilleur film, historique, et celle de meilleur acteur pour Jean Dujardin, premier Français récompensé dans cette catégorie.

Eh, oui, le meilleur!-Photo:Dr

Jamais un film français n’avait récolté autant de trophées aux Oscars. Outre la statuette du meilleur film, remis pour la première fois de l’histoire à un film non anglo-saxon, « The Artist » s’est imposé dans les catégories de meilleur acteur (Jean Dujardin), réalisateur (Michel Hazanavicius), musique et costumes. Il s’est en revanche incliné pour les trophées du second rôle féminin (qui est allé à Octavia Spencer pour « La couleur des sentiments »), de la photographie (« Hugo Cabret ») des décors (« Hugo Cabret »), du montage (« Millenium: les hommes qui n’aimaient pas les femmes ») et du scénario original (« Minuit à Paris »). Thomas Langmann, le producteur de « The Artist », a remercié l’Académie pour lui avoir offert « le prix dont tout le monde rêve », et rendu hommage à la figure de son père Claude Berri, en citant plusieurs des cinéastes prestigieux qu’il avait produit, de Milos Forman à Pedro Almodovar.

COMME GEORGE VALENTIN

Michel Hazanavicius s’est approché à son tour pour remercier « trois personnes: (le cinéaste américain) Billy Wilder, Billy Wilder et Billy Wilder ». Un peu plus tôt dans la soirée, en recevant son Oscar du meilleur réalisateur, il avait affirmé, très ému, être « le plus heureux des réalisateurs du monde, aujourd’hui », en confessant avoir « oublié son discours ». « Parfois, la vie est merveilleuse et c’est le cas aujourd’hui », a-t-il dit. Quant à Jean Dujardin, il a déclaré, tout sourire que si son personnage, George Valentin, pouvait parler, il dirait « Oh, putain, merci! Genial! Merci beaucoup! ». L’acteur a également rendu hommage à la (vraie) star du cinéma muet Douglas Fairbanks, aux acteurs américains qui l’ont inspiré et à son épouse Alexandra Lamy. L’autre film français en lice cette année, le long métrage d’animation « Une vie de chat » de Jean-Loup Félicioli et Alain Gagnol, a dû pour sa part s’incliner devant « Rango », un caméléon mythomane mis en voix par Johnny Depp. « Hugo Cabret », le premier film pour enfants et en 3D de Martin Scorsese, a lui aussi remporté cinq Oscars, dans les catégories techniques: meilleurs décors, son, mixage, effets spéciaux et photographie.

MERYL STREEP, SIMPLY THE BEST !

Dans les catégories d’interprétation, Meryl Streep a remporté le troisième Oscar de sa carrière pour son incarnation de Margaret Thatcher dans « La Dame de fer ». Dans une robe aussi dorée que son Oscar, l’actrice de 62 ans a remercié l’assistance pour « une carrière si inexplicablement formidable ». Octavia Spencer (« La couleur des sentiments »), qui avait remporté tous les prix de la saison, a enlevé sans surprise l’Oscar du second rôle féminin. « Merci de m’avoir offert le plus beau mec de la soirée », a déclaré l’actrice en référence à la statuette du petit chauve musclé, avant de fondre en larmes. L’acteur canadien Christopher Plummer, grand favori lui aussi, a remporté à 82 ans la statuette du second rôle masculin, pour son rôle de gay assumant enfin sa sexualité au soir de sa vie, dans le film « Beginners » de Mike Mills. « Tu n’as que deux ans de plus que moi, où étais-tu pendant toute ma vie? », a-t-il lancé avec humour à sa statuette, devant une salle hilare et debout — les Oscars ont été créés en 1927, deux ans avant la naissance de l’acteur.

CLOONEY, PENAUD

« The Descendants », qui était l’un des favoris de la soirée, a dû se contenter du meilleur scénario adapté, tandis que le scénario original est allé à Woody Allen pour « Minuit à Paris » -4e Oscar de sa carrière. Le trophée du meilleur film étranger est allé au film iranien « Une séparation », qui avait déjà remporté une multitude de prix dans le monde. « Je suis fier d’offrir (l’Oscar) à mon peuple, un peuple qui respecte toutes les cultures et civilisations et méprise l’hostilité et la rancoeur », a déclaré son réalisateur Asghar Farhadi. La soirée, retransmise dans le monde entier depuis le « Hollywood and Highland Center » — ex-Kodak Theater, rebaptisé après le retrait de la marque de pellicules en dépôt de bilan — était présentée par le vétéran Billy Crystal, qui faisait office de Monsieur Loyal pour la neuvième fois. Elle avait commencé par un amusant pastiche des films en compétition et a notamment compté avec un numéro spécial des Québécois du Cirque du Soleil. (AFP)

Meryl Streep et Jean Dujardin: un tandem en or!

Une réflexion au sujet de « Oscars 2012 : « The Artist », vous salue 5 fois ! »

  1. c’est par le biais de la langue Anglaise que semble chérir le titre du film qu’ai-je tant aimé porter mon regard de cinéphile pour un film oscarisé ,que j’ai eu la chance de visionner en DVD:
    I think with the detachment of the sense of art at an Algerian to enthrall the cinema :
    In the end, it was a moral victory for The Artist, the French silent film that has seemingly reignited the film industry’s love of its own happy-go-lucky origins. Although the statistics will say that it earned the same amount of Academy Awards – five – as its main Hollywood rival, the 3D kids fantasy adventure Hugo, the fact that The Artist earned three of the top awards, including best picture, meant that it earned a place as the Oscars’ favourite film of 2011
    It’s funny to think that, in the beginning, Hazanavicius had trouble rounding up investors for his little film, which tells the story of a silent-film star in 1920s Hollywood struggling to adapt to the onset of the talkie era. It was too crazy of an idea, the thinking went — too gimmicky. Modern audiences weren’t going to embrace something so musty as a black-and-white silent film. This is the Age of More, in which audience expectations can be defined in four words: bigger, better, louder, more.
    That is, bigger guns, better visual effects, louder explosions and more over-the-top action sequences.
    But with « The Artist, » Hazanavicius proves that visceral isn’t the only emotion that can draw a response from Age of More movie-goers. In fact, visceral isn’t even an emotion at all. Rather, smaller is — or at least, it can be — better, particularly in the right context.
    Even with the luxury of dialog, that’s a tricky proposition. Most of today’s bad movies are bad movies because the characters don’t feel real and, consequently, the emotions at play ring false.
    But when a filmmaker nails it, something magical happens. Suddenly, the outside world – and the avalanche of worries it contains — ceases to exist. Suddenly, it’s just you and George Valentin and Peppy Miller and Uggie the dog — and pure escapism.
    And Hazanavicius did nail it, with help from Berenice Bejo (his leading lady on and off the screen) and Dujardin, not to mention composer Ludovic Bource, whose wonderful, Oscar-winning score consistently sets the right tone. Interestingly, though, he says that’s not so much in spite of the fact that « The Artist » is a silent film. At least partly, it’s because of it.
    Even with the luxury of dialog, that’s a tricky proposition. Most of today’s bad movies are bad movies because the characters don’t feel real and, consequently, the emotions at play ring false.
    But when a filmmaker nails it, something magical happens. Suddenly, the outside world – and the avalanche of worries it contains — ceases to exist. Suddenly, it’s just you and George Valentin and Peppy Miller and Uggie the dog — and pure escapism.
    And Hazanavicius did nail it, with help from Berenice Bejo (his leading lady on and off the screen) and Dujardin, not to mention composer Ludovic Bource, whose wonderful, Oscar-winning score consistently sets the right tone. Interestingly, though, he says that’s not so much in spite of the fact that « The Artist » is a silent film. At least partly, it’s because of it.
    So ,for algerian critical cinema and for me the mute is once greeted for his moral merit, and a second once for its artistic value. but not for a third or fourth or fifth Oscar!,is not it mister AHMED BEDJAOUI?.to finish i congratulate French cinema.salut les artistes! plus de cinq fois pour votre mérite moral et pour votre valeur artistique intrinsèque de composition et de réalisation.

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