Cycle du nouveau cinéma italien à Alger

L’Institut Culturel Italien d’Alger, avec la collaboration de Cinecittà Luce et l’O.N.C.I., organise du lundi 5 au mercredi 7 mars 2012 à 19h, à la Salle El Mouggar d’Alger (2, rue Aslah Hocine, Alger-Centre), un Cycle du nouveau cinéma italien.

Scène du film "Matrimoni e Disastri " de Nina Di Majo-Photo:Dr

 Ce cycle nouveau cinéma italien,  est surtout un grand hommage à la l’endroit de la femme. Une vraie protagoniste dans les films « Lo spazio bianco » de Francesca Conencini,  « Cosmonauta » de Susanna Nichiarelli  et « Mariages et autres catastrophes » de Nina Di Majo . Dans ces films, la condition féminine est focalisée sur l’affirmation de son autonomie dans le domaine social, familial et sentimental, malgré une transparente fragilité humaine comme Maria, dans « Espace blanc », une enseignante dans la ville de Naples de nos jours voulant sauver coûte que coûte son bébé mais aussi sa dignité de femme. Ou bien Lucia la protagoniste de « Cosmonauta » qui, dans une époque, en 1963, où les idéologies s’affrontaient dans la Guerre froide, nous raconte son parcours au milieu du parti communiste pour essayer de trouver un sens à sa propre existence en tant que jeune fille .

HOMMAGE A LA FEMME

Nana, dans « Mariages et autres catastrophes », est une femme sur la quarantaine, seule, ayant des idées progressistes seulement à paroles qui est capable de récupérer une force intérieure malgré les défaillances de sa propre vie. Les deux autres films en programme sont de réalisateurs italiens qui ont mis en scène, plutôt que la figure féminine, les thématiques sociales très répandues dans nos sociétés modernes. Ce film Une immense jeunesse met en relief toutes les conséquences dramatiques dans un contexte familial, quand un de ses éléments commence à perdre la mémoire et l’ombre de l’Alzheimer se manifeste. Enfin, le film « C’est faisable » montre  la grave situation des malades mentaux dans les asiles en 1983 et les nombreux tentatives de Nello, entrepreneur milanais, de donner une dignité aux personnes atteintes de ces maladies qui va se heurter contre des contradictions tragicomiques. Tous les films en langue italienne sont sous-titrés en français.

Affiche du film "Lo Spazio bianco" de Francesca Comencini-Photo:Dr

Salle El Mouggar
Du 5 au 7 mars 2012 à 19h
Cycle du nouveau ciné italien  
Ce soir lundi 5 mars à 19h
A l’affiche le film Una Sconfinata giovenezza ( Une Immense jeunesse)
De Pupi Avati  avec Fabrizio Bentivoglio…(Drame, 2010)
Mardi 6 amrs à 14h et 18h
A l’affiche le film Lo Spazio Bianco( Espace blanc)
De Francesca Comencini avec Margharita Buyy…(Drame, 2009)
Pour toute autre renseignement, visitez notre site web http://www.iicalgeri.esteri.it

3 réflexions au sujet de « Cycle du nouveau cinéma italien à Alger »

  1. CORRECTIF: c’est pourquoi ai-je tant aimé corrigé les erreurs de frappes au niveau de mon clavier ;oui mes amis il fallait lire:
    1- l’handicapé face aux autres dans ma vision critique du film: un sur deux.
    2-il devient difficile d’oublier si rapidement ce portrait d”un looser magnifique composé par un cinéaste au talent indéniable;quand je parlais du réalisateur du film:L’AMI DE LA FAMILLE

  2. ITALIA TERRA DI CINEMA VOUS DIRAI AVEC MOI MONSIEUR AHMED BEDJAOUI .ET ce n’est pas le moment difficile pour le cinéma italien des années quatre-vingt qui nous démentira. On a souvent lu que le cinéma italien était mort; heureusement que ce n’est pas le cas et la nouvelle vague du nouveau cinéma Italien est-là à Alger pour en apporter l’infirmation d’une mort annoncée ou souhaitée, que sais-je? . CAR OUI,Malgré un contexte politico-économique brutta faccia de SILVIO qui mit à mal la Culture italienne;nombreux sont les réalisateurs et comédiens italiens de talent qui depuis les années quatre-vingt-dix donnent un nouveau souffle au cinéma D’ITALIE .JE CITERAI NOTAMMENT NANNI MORETTI ET SA CHAMBRE DE FILS,ET SURTOUT GIANNI AMELIO QUI ME SEMBLE-T-IL EST L’AUTEUR LE PLUS Représentatif du nouveau cinéma italien . D’autant plus qu’il semble incarner la continuation du néoréalisme tout en le renouvelant avec des histoires contemporaines liées aux changements de la société italienne ,avec la comédie, genre roi du cinéma italien.ET rien que pour ce talent singulier j’aimerai un jour le voire en Algérie.
    CECI étant j’aimerai partager avec vous mon regard critique de cinéphile Algérien à travers certains films du nouveau cinéma ITALIEN ET DE SA NOUVELLE VAGUE QUE J’AI EU LA CHANCE DE VISIONNER SUR DVD; ET SANS CONCESSION,NON,AUCUNE:
    1-piano 17:Film sans originalité, ce long métrage alterne constament clichés du polar et de la comédie. Cette incapacité à effectuer un choix annule tout suspense, ce qui est un comble pour un thriller, voir un huit clos dans un assensceur où trois personnes et une bombe s’entassent. 90 minutes filmées en temps réel, au coeur de cette pièce minuscule. L’humour lourd rivalise ici avec une vision au scalpel et plutôt très juste des travers de notre société de consommation où le paraître l’emporte sur la loyauté. Mais 90 minutes, c’est long et la beauté de l’actrice, jolie potiche à la plastique trop peu dévoilée, ne suffit pas à nous maintenir en haleine. Alors franchement on attend mieux ici à Alger qu’un sous- tarantino fauché et sans scénario.
    2-Jimmy de la colline : Tiré du roman homonyme de Massimo Carlotto, Jimmy della Collina est un film âpre, sombre et désespéré. Ce portrait radical, sans fioritures d’un jeune homme n’attendant plus rien de la vie, refusant désespérement de rentrer dans le rang . La découverte d’un ovni visuel, d’un cinéma radical et inspiré, intelligement construit, doté d’une belle image, et d’une bande son parfaite. Film dur, oppressant, mais jamais ennuyeux ou racoleur, J’ai beaucoup aimé la prestation remarquable de Valentina Carnelut;en tout ce film est plus que recommandé à Alger.
    3- Un sur deux: Film indigeste, tant il déborde de bonnes intentions jusqu’à l’ennui .Eugenio Cappuccio passe totalement à côté de son sujet. Impossible de ressentir la moindre compassion pour ce golden boy égocentrique qui se découvre atteint d’un cancer. Ni sympathique, ni antipathique, son personnage n’exprime rien, n’évolue pas. Le film tourne en rond et on se surprend à espérer que cette tumeur se révèle foudroyante histoire de mettre un terme rapide à nos souffrances. C’est d’autant plus dommage, car il est fort à parier qu’avec un scénario un peu moins bancal ou plus approfondi, le cinéaste aurait largement les moyens de réaliser un honorable téléfilm. Mais là, il s’enlise dans son sujet, ne le maîtrise pas, ne sait pas comment s’en sortir. Il est, à l’image de son personnage principale, incapable de se lancer dans le vide. Résultat: un road movie statique des plus ennuyeux à éviter à Alger.
    4-Mai Piu Come Prima, est un film détestable mais qui pourtant sonne juste ou plutôt séduit par inadvertance. Si visuellement ce long métrage ne possède ni saveur ni personnalité, le rejet de cette œuvre se situe ailleurs. En fait ce cinéma est prétentieux. Il prétend parler de la jeunesse dans son ensemble. Du coup, avec un aplomb plus jamais comme avant :sans borne le cinéaste s’atèle à décrire les problèmes de la jeunesse à travers le regard de six jeunes caricaturaux qui partent en montagne. Citons le rebelle, l’élève introverti, le beau gosse, la séductrice, l’handicapé … Et le voilà parti pour nous parler de la première fois, le handicape face aux autres, la mort…Il cherche donc à tout aborder, mais sans faire le moindre choix, sans approfondir la moindre thématique. C’est d’autant plus navrant pour un Algérien qui aurait aimé le voire dans la justesse et la retenue des rapports humains qui se nouent au sein du groupe à travers l’élan solidaire,salutaire et compassionnel pour les uns et les autres.EN TOUT CAS PAS UN EXEMPLE à SUIVRE à ALGER .
    5- Bouffée d’air s’il était présent à ALGER; LE FILM L’ami de la famille nous confronte enfin à un cinéma ambitieux, audacieux et véritablement créateur d’art. Oscillant entre comédie noire et drame humain, ce long métrage de Sorrentino nous mène à la rencontre d’un homme étrange ambigue et cynique. Evoluant dans un univers urbain moite, habité par David Lynch ou Federico Fellini, cet ami de la famille nous mène aussi au coeur des tréfonds de l’âme humaine. Une plongée en apnée dans un monde oppressant ,si exaltante qu’on ne peut qu’être décue par sa fin un peu précipitée. Pourtant, une fois remis de ce choc, il devient difficile d’oublier si rapidement ce portrait d”un looser magnifique composé par un cinéaste au talent indénibale. bonne vision à vous tous à Alger, et dans un ailleurs D’Algérie qui méritait lui aussi une vie culturelle.

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